Désimperméabiliser les sols urbains pour leur redonner vie – DESSERT

Dans le cadre du Prix national du génie écologique 2026 organisé par l’A-IGÉco et l’Office français de la biodiversité (OFB), en partenariat avec le Ministère de la transition écologique et l’Association Française pour l’Étude du Sol (AFES).

  • Laboratoire Sols et Environnement (LSE), UMR UL-INRAE
  • D&L Enromat, Groupe Luc Durand, travaux publiques
  • Plante & Cité, association
  • SCE, société d’ingénierie
  • Wagon Landscaping, agence de paysage
  • Bagap et Ephor, L’Institut Agro Rennes-Angers
  • Ecole Nationale Supérieure de Paysage Versailles-Marseille
  • Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional, UMR Telemme, Aix Marseille Université et Université Lumière Lyon 2, LER
  • Agence de la transition écologique (ADEME)
  • Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT)
  • Conseil International Biodiversité & Immobilier (CIBI)
  • Office français de la biodiversité (OFB)
  • Université de Lorraine
  • Partenaires ayant accueilli des sites expérimentaux : Ville de Nancy, VINCI Autoroutes – ESCOTA, Angers Loire Métropole

Présentation synthétique du projet

Le projet DESSERT (DÉsimperméabilisation des Sols, Services Écosystémiques et Résilience des Territoires) est un projet de recherche-action financé par l’ADEME (Modeval-Urba) qui s’est déroulé de 2021 à 2024 et qui trouve aujourd’hui des prolongements dans des projets aux échelles locale, nationale et européenne.

Projet DESSERT Travaux de désimperméabilisation à Cannes ©C.Schwartz-LSE-INRAE

L’objectif principal des travaux est de combler le manque de connaissances scientifiques sur les sols urbains (dés)imperméabilisés et leur potentiel de retour à des fonctions écologiques.

Par la constitution même de son consortium, DESSERT a développé des modes de collaboration multi-acteurs, sous un format de laboratoire vivant associant chercheurs, bureau d’études, entreprises du paysage et des travaux publics, urbanistes et collectivités.

Cette collaboration a permis d’imaginer, de construire et d’évaluer des solutions de désimperméabilisation en ville grâce à des tâches complémentaires.

L’ensemble de la démarche et de ses résultats se retrouve présenté dans un guide édité par les partenaires du projet.

*Les trois sites pilotes de terrain ont été choisis pour couvrir une grande diversité de conditions climatiques et territoriales. Ils sont implantés à Angers, commune de Saint-Barthélémy-d’Anjou, à Cannes, commune de Mandelieu-la-Napoule et à Nancy.

Retrait du revêtement de surface du Technosol ékranique. Fosse pédologique et profil de sol imperméabilisé pour observations initiales. Décompactage et incorporation de compost dans la modalité Intermédiaire.
Photos de gauche à droite ©C.Schwartz-LSE-INRAE
Incorporation du mélange terre/compost dans la modalité de Référence. Vue générale essai avant semis depuis la modalité de Référence. Modalité Intermédiaire à t+6mois. Modalité de Référence à t+6mois
Photos de gauche à droite©C.Schwartz-LSE-INRAE

Résultats après travaux

Sur l’ensemble des essais conduits, toutes situations pédoclimatiques confondues, le meilleur compromis reste la formulation d’un mélange des granulats en place avec 1/3 de compost de déchets verts, qui s’affranchit alors de tout apport de terre végétale exogène, y compris dans une logique d’économie circulaire.

Les sols issus des différentes modalités de refonctionnalisation après descellement ont été évalués à l’aide de l’outil d’aide à la décision Destisol, permettant d’affecter des scores de services écosystémiques rendus par les sols et leurs couvertures (notes de 0 à 3).

De manière attendue, les scores après descellement sont significativement supérieurs à ceux des sols scellés. Quel que soit le pilote de terrain et sa situation géographique, les résultats pour les modalités contrastées de descellement montrent des tendances similaires d’évolution.

Le potentiel des sols à rendre des services écosystémiques suit l’intensité croissante d’intervention du génie pédologique. Ces scores tendent à retrouver, voire à dépasser ponctuellement, les valeurs du sol en place avant scellement, quels que soient les services écosystémiques concernés.

Coûts de l’opération

Coût total : 490 000 euros

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