Lauréat de la catégorie “Gestion d’espaces naturels”
Dans le cadre du Prix national du génie écologique 2026 organisé par l’A-IGÉco et l’Office français de la biodiversité (OFB), en partenariat avec le Ministère de la transition écologique et l’Association Française pour l’Étude du Sol (AFES).
Un projet réalisé par (porteur de projet et partenaires) :
- SPL EDDEN (Société Publique Locale Écologie et Développement Durable des Espaces Naturels)
- CIRAD* : écologie de la germination et dynamique et écologie des communautés fonctionnelles végétales. * Le CIRAD est l’organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes.
- José Minatchy : Spécialiste restauration écologique, indépendant
- Université de La Réunion
- Conservatoire Botanique National Mascarin (CBNM)
- Département de La Réunion : Tourisme et Espaces Naturels
- Parc national de la Réunion
- Office français de la biodiversité (OFB) et Agence régional de la biodiversité (ARB) de l’Île de La Réunion
Présentation synthétique du projet
Réalisé en 2023, ce projet constitue une opération pilote de plantation de 50 000 plants indigènes en milieu naturel, visant à démontrer l’intérêt du génie écologique dans des contextes fortement dégradés par les espèces exotiques envahissantes.

Inscrit en amont du plan « 1 million d’arbres », initialement orienté vers les milieux urbains et périurbains, il a vocation à prouver la pertinence d’interventions de grande ampleur en milieux naturels.
Le projet intègre l’ensemble de la chaîne du génie écologique (lutte contre les invasives, plantation, suivi), et contribue à maintenir les sols, renforcer les continuités écologiques et créer des zones tampons autour des milieux naturels remarquables.
Il s’inscrit dans la dynamique du programme ReMiNat du Parc national de La Réunion, assurant une articulation entre stratégies scientifiques et actions opérationnelles.
Les objectifs du projet :
- Restaurer des milieux terrestres dégradés en reconstituant des communautés végétales indigènes fonctionnelles et résilientes.
- Lutter durablement contre les espèces exotiques envahissantes, en combinant suppression des pressions et réimplantation ciblée d’espèces locales.
- Stabiliser les sols et limiter l’érosion, en améliorant la structure racinaire et la capacité d’infiltration des milieux, contribuant ainsi à la prévention des risques naturels.
- Renforcer la résilience des écosystèmes face au changement climatique, en favorisant des dynamiques écologiques adaptées aux conditions locales.
- Restaurer les continuités écologiques, par la mise en place de corridors et de zones tampons autour des milieux naturels remarquables.
- Préserver et restaurer les services écosystémiques (régulation hydrique, qualité des sols, stockage carbone, fonctionnalité des habitats).
- Démontrer la faisabilité et l’intérêt de plantations de grande ampleur en milieu naturel comme levier opérationnel de restauration écologique.
- Produire des références techniques reproductibles, en appui au déploiement du plan « 1 million d’arbres ».
- Contribuer à la structuration d’une stratégie territoriale de restauration, en articulation avec le programme scientifique ReMiNat et les gestionnaires d’espaces naturels.

Résultats obtenus après travaux
- Augmentation du degré de naturalité, avec une progression du recouvrement en espèces indigènes au cours du temps
- Réduction du taux d’envahissement par les espèces exotiques, bien que variable selon les sites
- Amélioration de la structure des milieux (stratification progressive, augmentation des densités d’indigènes)
- Amorçage de dynamiques de régénération naturelle, signe de reprise fonctionnelle des écosystèmes
- Reconnexion de fragments d’habitats et progression des continuités écologiques
Ces résultats confirment la pertinence de l’approche engagée, tout en soulignant la nécessité d’un suivi à long terme et de l’intégration de nouveaux indicateurs liés à la fonctionnalité des écosystèmes (sols, faune, interactions biologiques).

Coûts de l’opération
Coût total du projet : 225 680 € TTC
- Ingénierie écologique et encadrement opérationnel : 53 027,92 €
- Main d’œuvre ouvrier permanent : 43 129,16 €
- Main d’œuvre ouvrier en insertion : 17 380,00 €
- Accompagnement socio-professionnel des ouvriers en insertion : 26 570,40 €
- Frais matériel et outillage : 15 970,00 €
- Frais de transport : 19 072,50 €
- Hélitreuillage des plants : 9 567,00 €
- Frais de structure : 23 283,03 €
Un Contrat de prestation intégré a été passé entre le Conseil départemental et la SPL EDDEN pour financer ce projet.

